Pour son nouveau solo-show événement « You don’t save your soul just painting everything white », Julien Colombier investit la Galerie Bessaud à travers une affirmation poétique et sans détour.
 
Refusant la sobriété, le vide ou l’effacement, l’artiste choisit au contraire l’immersion saturée, la couleur vibrante et l’intensité des contrastes. Armé de ses médiums de prédilection — le pastel gras et l’acrylique appliqués sur des fonds noirs profonds —, il déploie une végétation primordiale, hypnotique et foisonnante. Feuilles géantes, motifs floraux et entrelacements organiques répétés à l’infini composent un paysage où la lumière ne vient pas éclairer la scène, mais surgit directement de la matière.
 
À travers ce titre en forme de manifeste, Julien Colombier rappelle que le salut ne réside pas dans l’épuration, mais dans l’affrontement vif de la couleur et de l’obscurité. Une invitation à plonger au cœur d’une nature aussi sauvage qu’envoûtante.
 

 
For his new solo exhibition, « You don’t save your soul just painting everything white », Julien Colombier takes over the Galerie Bessaud with a poetic and uncompromising statement.
 
Rejecting restraint, emptiness or subtlety, the artist instead opts for saturated immersion, vibrant colour and intense contrasts. Armed with his favoured mediums — oil pastels and acrylics applied to deep black backgrounds — he unfolds a primordial, hypnotic and teeming vegetation. Giant leaves, floral motifs and endlessly repeated organic intertwining patterns compose a landscape where light does not illuminate the scene, but emerges directly from the material itself.
 
Through this manifesto-like title, Julien Colombier reminds us that salvation lies not in purification, but in the vivid clash between colour and darkness. An invitation to plunge into the heart of a natural world as wild as it is spellbinding.