Artiste pluridisciplinaire française, Anne Juliette Deschamps vit et travaille entre Fontenay-aux-Roses, Hyères-les-Palmiers et Paris. Formée aux Beaux-Arts de Bourges et en scénographie de théâtre à Paris, elle a débuté sa carrière dans le théâtre et le cinéma. Un projet d’éditions d’art, Ajee, lancé en 2005, constitue son premier corpus plastique.
L’artiste pratique la sculpture, la peinture, le dessin, la tapisserie et l’installation, à travers des matériaux comme la céramique, la peinture à l’huile, le crayon de couleur, le pastel, le tissage, l’assemblage et le ré-emploi. Les matériaux utilisés, eux, sont naturels, comme la terre, les pigments, la laine, le coton, le lin ou le bois.
De cette diversité de pratiques naît un travail d’installation fondé sur la juxtaposition des œuvres au sein d’une scénographie incluant le spectateur dans une illusion narrative, afin de constituer un tout supérieur à l’ensemble de ses parties. Le propos est universaliste et environnemental, humble quant à sa présence au monde. Il chemine vers l’oubli de soi et s’ancre dans une inspiration issue de la cosmologie et de la cosmogonie.
Pour le Bastille Art Prize, une aura de gaz coloré nimbe les œuvres en matériaux naturels. Des couleurs subtiles ou sombres effleurent du grès sableux, de l’acier polis ou du bois poncé à vif.
Crayon de couleur sur contreplaqué de hêtre lumineux. Oxydes minéraux sur argile à grès modelé. Peinture à l’huile sur sculptures murales en acier cintré, sur sculptures d’assemblage de chutes de bois, collectées en atelier de menuiserie, ou sur toiles de lin brute.
Le brut primitif est un moyen de se souvenir de l’origine de tout pour revenir à l’essentiel, d’envisager l’insignifiance de l’humanité à l’échelle de l’univers et du temps.
